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L'art de l'écriture

 
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Grisoux
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Inscrit le: 09 Jan 2010
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MessagePosté le: Lun 11 Jan - 17:39 (2010)    Sujet du message: L'art de l'écriture Répondre en citant

J'ai po de titre pour le moment...


Prologue



    L'obscurité avait envahit la grotte dans un torrent de fumée et de poussière rendant l'air peu respirable. Toutes les issus était encombrées de gravats et plus aucune fuite n'était envisageable. Biscott'O sentait ses forces l'abandonner peu à peu. Peu être avait-il été trop téméraire en pensant pouvoir vaincre un tel adversaire avec si peu de ressource. Il n'était en rien préparé à un affront de la sorte. Il s'était bien défendu à l'ouverture du combat, mais le duel avait rapidement tourné au calvaire pour lui. Désormais, il était sur la défensive et fuyait constamment. Mais avait-il seulement le choix?
Un genoux à terre dans la pénombre, il souffrait le martyr, et seul son appuis sur RéglIce l'empêchait de s'écrouler dans la poussière.

- Tu es si faible... se murmura-t-il.

Son esprit agonisait, son âme succombait, son corps expirait...
Toutes ces souffrances endurées auraient-elles été vaines? La Mort marchait dans ses pas depuis qu'il avait croisé Mal sans le savoir. Et pourtant il avait déjoué ses pièges et évité sa faux à maintes reprises...

- Tu ne peux pas abandonner ici! hurla-t-il pour lui même aux ténèbres.

Biscott'O ne voulait pas mourir. Pas ici. Pas de cette manière. Les larmes aux yeux il tenta de se relever.

En vain...

Alors qu'il était en proie au désespoir, la fine silhouette tant redoutée se dessina au fond de la caverne en ricanant.

- Tu t'es bien battu, Biscott'O, mais il tu n'utilise pas ton désir de vengeance! Je le vois! Tu est restreint par tes émotions. Tes gestes sont lents, prévisibles même! Tes coups sont imprécis et donc inutile! Tes efforts sont vains. Regarde toi! Tu es faible! Où est passé ton âme de meurtrier? Tu abandonnes déjà ?

Il détourna son regard par dégout de la lâcheté, et ajouta:

- Tu es venu de si loin pour échouer à mes pieds... un sourire démoniaque se forma à ses lèvres.

Biscott'O lui aurait bien mit son poing dans la figure, mais il était trop souffreteux pour lui répondre. Ses muscles étaient atrophiés, sa volonté, annihilée. Sans pouvoir réagir, il regarda la Biscotte préluder les incantations qui causeraient surement sa perte.
Le feu jaillit de toute part de la grotte, formant des traits de lumière convergent vers le sceau inscrit dans les airs par les runes psalmodiées! Après quelques instants, le sceau se transforma en une sorte de petit soleil ardent et lumineux. La beauté du spectacle était étonnante, même Biscott'O s'émerveilla. Devant tant de lumière et de chaleur concentrée dans une si petite sphère, l'œil avait du mal à s'en défaire.
Biscott'O y parvint malgré tout, et son regard croisa celui du PyroBiscomane.

-Adieu, annonça-t-il simplement. Grille en enfer!

Des flammes sortirent de la sphère incandescente, fusant vers RéglIce et le pauvre Biscott'O...
Il ferma les yeux, déglutit le peut de salive qu'il lui restait et la fournaise l'engloutit...




Chap1. Tonton Biscotte


 Six mois plus tôt.

    Dans une beurée lointaine se dressait une gigantesque forêt. De petites agglomérations, appelées BiscoVilles, parsemaient l'ensemble. Au centre, GlucOverd’Ose, la luxueuse capitale du continent. On pouvait y trouver tous les plaisirs interdits et imaginables, les Sept péchés capitaux y étaient réunit. Autour de la ville, la verdure couvrait tout le continent Biscotéen à l’exception des Glaciers du Nord. La tribu des Fraisiers y vivait, seule, cloîtrée dans la solitude de leurs igloos. Ces montagnes étaient couvertes d’une épaisse couche de chantilly, limitant les déplacements et le temps de survie en extérieur.Tonton Biscotte y était déjà allé et il aurait tout fait pour ne jamais y retourner. Depuis quelques années, la route reliant la capitale à BiscoGlace, campement permanent des Fraisiers, n’était plus sécurisée. Mais Tonton n’avait pas eu le choix. Il devait y repartir, et vite ! Cette beurée en dépendait !

Il marchait maintenant depuis plus de quatre heures, ne s’arrêtant que pour boire ou uriner brièvement. Cela faisait plusieurs kilomètres qu'il avait quitté la route pour éviter les bandits, et par la même occasion, les ennuis. Les Ariannes Candi, sorte d'oiseaux cristallin, chantaient timidement sur son chemin. Le soleil était au zénith à présent, et les arbres ne le couvrait que partiellement du soleil sur ce territoire sec et hostile. Le pauvre tonton transbeurrait de chaleur. Mais ce qui l’inquiétait n’était pas le soleil. Il sentait une présence, il sentait qu'on l'observait, qu'on le suivait. C’était une chose dont il ne savait absolument rien...

Du moins, pas encore…

Tonton se mit soudainement à sprinter au travers de la forêt, sautant, rebondissant sur tous les appuis qu’il trouvait ! Les arbres défilaient devant ses yeux perçant. Si bien qu’il dut ralentir la cadence pour ne  pas percuter une de ces majestueuses créatures de la forêt que l’on nommait: Pain. Une ombre fila à travers les arbres. Sans perdre son objectif de vue, il bifurqua brutalement sur sa droite avant de s’arrêter net derrière un Pain d’épice. Ces espèces étaient rare et se caractérisaient par une forte odeur de chocolat qui couvrirait en grande partie la sienne, exactement ce dont il avait besoin ! Suffocant, il s’y adossa et chuchota quelques mots doux pour apaiser l’esprit de l’arbre qu’il venait de déranger dans sa sieste. Puis, tout ouïe, il envisagea le meilleur comme le pire.

Le silence devint maitre des lieux.

Le temps semblait s’être arrêté, chaque bruit, aussi infime soit-il, provoquait des frissons dans son cou. Les Candi s'étaient tu. Après de longues minutes oppressantes, des craquements sourds se firent entendre à quelques pas derrière sa cachette primitive. Tonton eut un rictus nerveux. Il n'avait pas rêvé: il n'était pas seul! Ne pouvant résister, il risqua un coup d’œil discret au travers des feuillages… Son pouls s’accéléra: il avait vu juste, et ce qu’il craignait était désormais avéré…


Chap2. La Biscotte Enragée



    Voilà plusieurs jours que Tonton fuyait en direction du nord. Seul et sans vivres, il avait dut chasser, pêcher; il ne dormait que d’un œil ! Et pourtant cette chose l’avait retrouvé ! Ces péripéties prenaient une tournure très étrange... Plaqué contre son Pain il se remémora brièvement les évènements de la semaine passée, cherchant des fragments de souvenirs ou d'indices qui lui permettrait de justifier cette situation: un détail le frappa. Il s’en rappelait clairement à présent: la veille de son départ, le chef de son village, Brixtix, l'avait mis en garde contre le Nutellax! Brixtix n'était pas une Biscotte à prendre à la légère! Les années passées se lisaient sur son visage. Il inspirait intelligence et respect par sa seule présence. Brixtix avait succédé à l'ancien chef qui avait été victime de la rage lors de l'Epidémax qui frappa le continent dix ans auparavant. Ce génocide au Nutellax avait atteint des seuils critiques: deux centimètres d'épaisseur de moyenne par Biscotte! De quoi tuer un Gourson! Depuis, Brixtix dirigeait le petit village de Kindax d'une main de fer pour assurer sa sécurité.

- Fait attention à toi mon ami, avait-il déclaré. De sombres rumeurs parcourent le continent ces temps ci. Un BiscoMessager venant de GlucOverd'Ose avait pour missive de prévenir tous les Biscovilles d'une possibilité  d'intoxication alimentaire au Nutellax. Il avait l'air paniqué, et pressé de repartir sans s'attarder dans la forêt profonde. Nous avons discuté quelques instants des rumeurs... On raconte tout bas qu'une nouvelle épidémie est sur le point de débuter!

- Je suis fort et rapide. Je ferais aussi vite que possible, avait répliqué Tonton.

- Espérons que cela suffise.

Les craintes de Tonton n'avaient été qu'amplifier. De plus, le Nutellax était une substance hallucinogène et toxique, voire mortelle à haute dose lors d'une ingestion. Les BiscoChamans l’utilisaient pour rentrer en transe et développer de terribles pouvoirs. Heureusement, une loi fut fondée par Brixtix en personne, prohibant son utilisation en raison d'abus! Néanmoins, quelques Chamans s’enfuirent, outrepassant la loi pour conserver cette drogue, et leur puissance par la même occasion. Ils furent sauvagement traqués par les Biscottes d’Or, garde personnelle du Roi Nestlé. Personne ne sait s’il subsiste encore quelques Chamans, mais leurs présence est toujours redoutée. Telle était la Légende.

Tonton en avait combattu un lors de l'Epidemax, et il avait bien failli s’y faire manger. Heureusement, ce chaman n’avait pas pu avoir recours au Nutellax: si tel avait été le cas, Tonton serait en miettes à l’heure qu’il est !



Il frissonna au souvenir de cette horrible journée...



La Biscotte qui se tenait devant lui n’avait rien d’un Chaman. Au contraire, elle ressemblait à une Biscotte en décomposition partielle. Elle bavait et marmonnait des paroles incompréhensibles. Qu’était-ce donc  cette chose, à supposer qu’elle soit mangeable ?!

Tonton n’eut pas le temps de concrétiser ses pensées, la morbide Biscotte fila tout droit vers lui à une vitesse stupéfiante. Il eut à peine le temps de se baisser pour esquiver un coup de griffe qui aurait fait gicler les miettes ! Une autre griffe rasa son visage, plus proche encore que la première. Pivotant sur elle même, la MorBiscotte bondit, tournoyant dans les airs. Son pied serti de griffes acérées s'élança en direction de Tonton, tel un "Mawashi Geri". Ce mouvement circulaire inattendu le prit au dépourvu. Il ne pourrait esquiver cette puissante attaque…



Il devait se battre !



Il para le coup à l'aide de ses deux avant-bras. Le choc fut terrible. Les feuilles d'azyme tapissant le sol volèrent dans les airs sous cet impacte. Avant même que son adversaire touche le sol, Tonton lança son coude en direction de son abdomen. Un bruit sourd se fit entendre. Dans un même élan, il envoya un puissant direct du gauche en pleine mâchoire de la MorBiscotte, qui fut projetée à plusieurs mètres dans un craquement sinistre.

- Lève toi Biscotte mal beurrée! l'injuria Tonton. Je ne frappe pas à terre les fillettes dans ton genre!

- Gné... Murmph... crîîîî, fut la seule réponse audible qu'entendit Tonton.

Il était sans aucun doute meilleur combattant, mais il n'était pas un meurtrier. <<Cette MorBiscotte est probablement déjà morte>> pensa-t-il.

- Dis quelque chose bordel! Prouve moi que tu es vivant! tonna-il.

- Gnéééééééééééé!

Elle se jeta sur lui, les yeux injectés de confiture. Tonton en avait vu suffisamment: cette Biscotte était complètement périmée! Aucune Biscotte ne hurlait si fort avec des son si strident. Il en avait les oreilles bourdonnantes. En tuant cette créature, il abrègerait ses souffrances et ne serait plus le meurtrier, mais le sauveur en quelque sorte.

La course de la MorBiscotte fut arrêtée nette par le pied de Tonton qui s'enfonça dans un visage mou. Sans broncher d'une miette, Tonton s'élança dans un enchainement de coups dont le dernier serait mortelle pour quiconque le subissait. Ces poings frappèrent avec force et précision. Ce combo de huit coups arriva à sa fin. Son talon brisa la rotule de son adversaire qui tomba à genoux. Mais avant même que la MorBiscotte percute le sol, Tonton était derrière elle. Il l'a saisit à la tête de ses mains musclées et la fit pivoter de cent-quatre-vingt degrés.


Le continent Biscotéen était si paisible il y a seulement quelques jours de cela qu'on aurait du mal à croire qu'une telle tragédie arriverait. Derrière lui, le cadavre s'effondra au sol. Tonton reprit sa route vers le nord, saisissant quelques feuilles d'un arbre sur sa route pour les mastiquer lentement, et ainsi reprendre des forces. Le soleil brillait toujours dans ce ciel éclatant, mais sa vision du monde s'était obscurci à l'instant même où le cou de son adversaire avait croustillé. Tuer sans raisons le répugnait, et malgré toute les excuses en sa faveur, il conservait l'amertume de la mort sur sa conscience.
La nuit tombait, et bien qu'il eut fortement envie d'une bonne grosse pinte de lait concentré, il chercha un abri où passer la nuit. Une petite grotte taillée dans la roche attira son regard.
<<Parfais>>, il sourit à cette première bonne nouvelle de la journée.
S'approchant de l'entrée, il vérifia qu'il n'y est aucune trace de patte de Gourson. Ces animaux en guimauve semblait pacifique à première vue, mais un simple mauvais pas comme un geste brusque pouvait les rendre hystériques. Alors, ils arrachaient et piétinaient tout ce qui bougeait!

<<Aucune trace...>> soupira Tonton, arrivant a l'entrée. Et pourtant il y avait quelque chose de louche. Le crépuscule était calme, bien trop paisible à son goût.

- J'aurais dut m'armer avant de partir, grogna-t-il.

Gentiment, il avait cédé sa hache à Brixtix en guise de cadeau à son ami et son chef, pour le remercier de son hébergement durant l'année. C'était une très belle pièce, bien proportionnée, équilibrée et légère en main. Elle n'en était d'ailleurs pas moins mortelle. Tous ceux qui l'avaient vu et combattu en avait payer les frais. Tonton en avait eu le cœur brisé de s'en séparer, mais ivrogne qu'il était, son hébergement devait effectivement peser la moitié de son poids en or.

A cet instant précis il le regrettait. La nuit était tombée désormais. Il était trop tard pour changer d'avis: il rentra finalement dans ce repaire de fortune pour y trouver un peu de repos.



Mais les Dieux en avait décidés autrement...


Chap3. Miss Beurette (new)



    Chasser n'était pas un problème. Avec de la patience, elle savait que toutes ses proies finiraient par tomber dans un de ses pièges. Elle aimait ce moment précis où le piège se refermait sur sa proie mortellement surprise. Loin de toute perversité, ses pièges étaient conçus pour tuer sur le coup autant que possible. Son éducation lui avait apprit à toujours peaufiner ses stratagèmes et ses outils. L'art sournois demeurait l'un des plus spécifique: à chaque proie son piège. Du tranchant à la forme de la lame, tous les détails comptaient. Le Gourson était de loin le plus difficile à tuer. Le piège devait supporter une énorme charge et achever sa victime rapidement. Un Gourson en colère était impossible à raisonner. Même blessé il chargerait tout ce qui bouge aux alentours. Large, à contours parsemés de picots, couronnées de quatre griffes monstrueuses, les empreintes du colosse ne trompaient pas: c'était une arme idéale pour étriper n'importe laquelle de ses victimes.
Alors qu'elle montait furtivement la pente raide qui la séparait de l'entrée, elle écoutait attentivement le moindre bruit qui lui signalerait que son piège avait fonctionné, ou, bien plus ennuyeux, échoué. Elle n'avait pas peur: chaque futur Maitre Sournois devait rapporter trois griffes de Gourson pour prouver son talent et son courage à la tribu, avant de disposer du grade tant prisé. De plus, son leurre était parfais.
Il n'y avait qu'un silence de mort à l'entrée de la grotte. La lune l'éclairait néanmoins. Elle s'assit en retrait, à une trentaine de mètre, et observa l'ombre de la silhouette projetée sur un mur de la caverne. Impossible d'en déterminer l'envergure. En revanche, ce corps deumerait immobile...
<<Pas d'odeur de confiture...>> pensa Beurette. <<Tu n'est pas mortellement blessé! Et tu ne m'auras pas avec une feinte si puérile!>>
Silencieuse, elle saisit son arc et y encocha une flèche à plume rouge.
<<Rouge pour la mort>>
La sécurité avant toute chose. Elle préférait souiller une flèche et être sure de sa victoire.
Dos à sa parois rocheuse, elle respira à fond et se concentra.

- Une flèche, une vie, murmura-t-elle les yeux clos.

Alors qu'elle s'apprêtait à bondir en terrain à découvert, l'ombre bougea sur le mur. Beurette sentit son cœur sauter un battement dans sa poitrine. Sa proie semblait vivante. Il n'y avait plus de doute, elle devrait mettre sa vie en danger pour la défendre.

- Une flèche, une vie! répéta-t-elle plus fort.

Elle se retourna et fit trois pas de coté. Ses doigts tendirent la corde, l'empennage caressa sa joue, la pointe de flèche pointée sur l'ombre gesticulante.

Alors seulement elle le vit...

Suspendu dans les airs par les pieds à deux bon mètres du sol, l'ombre inquiétante semblait reprendre ses esprits.
Beurette sentait des gouttes de transbeurration lui couler dans le dos, la tension était insoutenable. Sa peur lui disait de lâcher la corde de son arc, sa raison lui demandait de vérifier l'identité de la cible. Car cette silhouette était bien trop mince pour un Gourson. <<Un bébé?>> avait d'abord pensé Beurette. Mais la corde agrippant la pied de la victime la maintenait trop haut dans les airs pour qu'il s'agisse même d'un bébé. Un nourrisson pesait déjà le poids de trois ou quatre biscottes, et ne serait suspendu qu'à un mètre du sol avec un piège de cette envergure.
<<Que faire? Si c'est un bébé Gourson anorexique, sa mère sera là d'une minute à l'autre. Si c'est autre chose, cela ne sert probablement à rien de la tuer...>>

- Par les couilles de Selthor! beugla la créature. Dans quel draps t'es tu fourrés!

La corde manqua de peu d'échapper au doigts de Beurette, mais elle la retint à temps. Effrayée, elle continuait de viser éperdument sa cible. Reprenant ses esprit, elle relâcha la pression qui tendait son arc et le posa au sol. Enfin, elle sorti son pic à glace et s'avança rapidement vers la créature vociférant, sautillant au dessus de ses nombreux interrupteurs cachés à même le sol.

- Enchanté! commença cette biscotte. Laissez moi vous féliciter pour ce piège fabuleux. Dommage que je sois léger, sinon je me serais fait éventré par le joli pieux qui me regarde droit dans les yeux! En tout cas j'ai bien dormi! ironisa Tonton, à moitié dans les vapes.
- Navrée, je tendrai plus la corde la prochaine fois. Comme ca, votre crâne explosera au contacte du sol. Cette mort vous conviens-t-elle? répliqua-t-elle sèchement, regardant son piège anéantit par la témérité de cette biscotte.
- Peu être que vous pourriez me détacher, qu'on en discute autour d'un bon feu!
- Si vous dormiez si bien, pourquoi ne pas passer la nuit ici?
- Mouarf! Trop de lumière enfaite. La lune m'éblouis!

A peine avait-il prononcé ces mots qu'un nuage couvrit leur seule source de lumière.

- Est-ce mieux comme cela? dit-elle, un air de victoire dans sa voix douce.
- Je suis vaincu! avoua finalement l'étrange biscotte. Puis-je me joindre à vous pour ce soir? j'ignore où dormir.
- Avec plaisir. Un peu de compagnie n'est pas de refus ces temps-ci.

Beurette s'attendait à trouver un pillard au bout de sa ligne, mais la sympathie de la biscotte lui ôta toute idée de meurtre. Elle s'apprêtait à entamer l'escalade de la parois quand le nouvel arrivant l'arrêta.

- Ne bougez plus, dit calmement Tonton. Votre vie en dépend.

Beurette sentit la colère grandir en elle: elle n'avait pas vérifié si la biscotte était armée!
<<Idiote! Maintenant tu va te faire violer et surement tué pour une négligence que tu avait apprise à éviter...>>.

- Vous n'êtes pas armé, tenta-t-elle sans se retourner.
- Et je suis attaché. Retournez-vous lentement vers la forêt.

En proie au doute, elle s'exécuta.

- Regardez dans les fourrés, ajouta-il, toujours d'une voix posée.
- Qu'est ce que vous voulez au juste! dit-elle d'une voix forte en le voyant sans arme de jet. Me faire peur ne vous servira à rien à la vu de votre situation!

L'inquiétude la saisit. La biscotte étrangère l'avait ignoré, et fixait les fourrés. La lune perça les nuages, formant une ligne lumineuse sur le sol qui avançait vers la forêt. A découvert et à la lumière tamisé de la lune, les deux biscottes attendaient silencieusement que la lune leur dévoile ce que cachait ces fourrés.
Au loin, le silence se brisa dans un rugissement caractéristique. L'étranger n'avait pas menti, sa vie en dépendait, et pourtant, elle avait haussé la voix par fierté. Beurette reculait vers la sécurité éphémère que la grotte lui offrait. C'était de sa faute s'ils étaient maintenant repérés. Soudain, les branches éclatèrent à la lisière de la forêt. Un énorme Gourson en surgit, prêt à attaquer. Il fixait Beurette de son regard froid.

- Un ami à vous? ironisa l'inconnu. Vous lui faites de l'effet! continua-t-il.
- Il a faim. Je le sais. Je le sens...


La bête rugit de nouveau, et chargea...


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MessagePosté le: Lun 11 Jan - 17:39 (2010)    Sujet du message: Publicité

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